Rétribution Globale

lundi 13 février 2017
par  Ben
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Les négociations sur la Rétribution Globale sont en cours à CATS.

La FNCA a la volonté de mettre plus de poids sur le salaire fixe, en augmentant la grille de rémunération conventionnelle de 10%, en puisant dans les autres compartiments du salaire (Intéressement, REC, RCI, RCCR).

Il ne s’agit pas d’une augmentation de 10% de votre salaire, mais d’une réaffectation, de sorte d’être au plus près de la rémunération des autres banques.

Le Syndicat de l’Informatique Crédit Agricole CGT, qui n’est pas invité aux négociations de CATS, a envoyé une lettre ouverte à la direction que vous trouverez ci-joint et ci-dessous :


Monsieur le Directeur Général
CA-Technologies & Services
12 RUE VILLIOT
75012 PARIS

Paris, le 1er Février 2017
Objet : Négociation Rétribution Globale

LETTRE OUVERTE

Monsieur le Directeur Général,

Dans le cadre de « négociation », vous soumettez actuellement aux organisations syndicales représentatives des options de transfert entre divers types de rémunération. Ces transferts conduiront à l’évolution de la structure de rémunération CATS et à l’évolution du salaire et de la rémunération globale des salariés de CATS.

Attentifs aux intérêts des salariés, le Syndicat de l’Informatique Crédit Agricole CGT (SICA CGT) et ses élus, représentants des salariés tiennent à vous faire part de leurs analyses et réclamations dans le cadre étroit de cette opération de gestion.

Avant de préciser les spécificités du système de rémunération CATS, il convient de remettre le chantier Rétribution Globale dans son contexte : les dirigeants du CA affichent la volonté de redonner au salaire de base conventionnel (RCE) une partie du poids qu’il a perdu dans le temps au regard des autres banques.

Ce chantier s’opère par des transferts au sein de la Rétribution Globale, pour en somme pas un euro de plus in fine. Donc le CA ne finance rien : c’est la rétribution des seuls salariés qui contribue à rétablir l’équilibre perdu à cause de la politique salariale qui, pendant des années, s’est appliquée à fort peu augmenter le salaire de base, contribuant à l’explosion de meilleurs résultats engrangés qui ont collatéralement augmenté la part de Participation/Intéressement.

Il est instructif d’observer que pendant la durée de ce chantier (3 ans), la même politique salariale incapable de redonner du poids au salaire de base a été maintenue par les dirigeants, contrairement à leur volonté affichée dans le chantier rétribution globale.

Ainsi il est assez logique que nos dirigeants constatent et nous présentent, encore en 2017, un écart au marché du salaire de base CA qui continue de se creuser.

L’augmentation au mieux, de 10 à 20 € nets mensuels, issue de la négociation du 26 janvier en 2017 ne pèsera pas davantage sur la balance !! Une fois ce contexte établi, il est pour nous important d’éclairer maintenant ce qui a conduit à la structure de rémunération CATS : les fusions successives d’entités informatiques, décidées et organisées par les dirigeants du Crédit Agricole, qui ont présidé à la création de CATS.

Le salaire reçu par les salariés avant ces fusions était supérieur au salaire de base CA (RCE) - c’est facile à comprendre au regard du contexte général - sa segmentation dans les divers compartiments proposés par la convention collective a été négociée pour ce qui excédait la grille conventionnelle du salaire de base (RCE).

  • Ainsi, une part, considérée raisonnable par la direction a été placée en RCI (les représentants des salariés avaient tout intérêt à charger ce tiroir, moins revalorisé que la RCE, mais mieux que la RCCR et plus sûr que le variable REC).
  • Une autre part a servi la mise en place de la rémunération variable, à laquelle les salariés n’étaient pas tous confrontés. Ainsi le volume de la REC et sa part fixe ont été déterminés pour garantir à chaque salarié son niveau de salaire fixe et cotisé antérieur. La part variable étant aléatoire.
  • Enfin, tout ce qui restait est venu hiberner dans le compartiment RCCR, congélateur d’attente qui permet de conserver mais sans revalorisation possible.

Aujourd’hui, votre négociation de Rétribution globale veut trouver les moyens de revaloriser à hauteur de 10% la grille conventionnelle (RCE) à rétribution théorique constante pour le salarié.

En toute logique au regard de l’histoire, s’il est bien un compartiment qui pourrait, si ce n’est disparaitre, au moins contribuer au transfert : c’est le congélateur RCCR qui aurait été moins pourvu lors des fusions, si la grille conventionnelle avait eu un meilleur poids. Mais ce serait ignorer les évolutions amenées par le chantier rétribution globale en caisses régionales et les analyses de nos dirigeants.

Aujourd’hui, l’enveloppe d’intéressement de CATS est calculée sur la base de celles des caisses régionales. L’accord d’intéressement de CATS va être renégocié, personne ne connait par avance l’issue de cette négociation. Toutes les caisses régionales ont négocié un abaissement de l’intéressement dans le cadre du chantier Rétribution Globale (les dirigeants usant du caractère aléatoire de l’intéressement et d’un futur à haut risque pour inciter son transfert vers le salaire de base socialisé : si nous ne les connaissions pas, nous aurions pu penser qu’ils militaient à la CGT !). L’impact de l’abaissement des enveloppes d’intéressement théorique négocié en caisses régionales doit être évalué sur l’enveloppe du potentiel intéressement théorique de CATS.

Les seules options que pourraient entendre SICA CGT dans le cadre étroit de cette opération de gestion sont les suivantes :

  • Evaluer l’abaissement global de l’enveloppe d’intéressement CATS
  • Valoriser la part de RCCR nécessaire pour compléter la revalorisation des 10% de RCE.
  • Si ce n’est pas suffisant, valoriser la part de RCI nécessaire pour compléter la revalorisation des 10% de RCE restante.

Ces éléments devraient couvrir le besoin de nos dirigeants pour revaloriser la grille conventionnelle.

Pour les quelques salariés sans RCCR ou sans RCI, l’inévitable abaissement de l’intéressement versé aux salariés dans les années à venir permettra largement à nos dirigeants de compenser cette opération sans augmenter leur « charge globale de personnel ». La délégation FNCA affirmait, en CNN le 26 janvier 2017, ne pouvoir donner plus que les misérables augmentations salariales proposées face à la certitude d’un affaissement tout proche du PNB (chiffre d’affaires) qui au-delà des éléments théoriques négociés affectera l’intéressement concrètement versé.

Le SICA CGT soutiendra les organisations représentatives qui défendront les options ci-dessus présentées.

Recevez, Monsieur le Directeur général, l’expression de nos sincères salutations.

Pour le SICACGT,
Philippe BENACQUISTA & Coralie GHIRARDI


Documents joints

Lettre ouverte Rétribution globale
Lettre ouverte Rétribution globale

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